Vendredi 11 juillet 2008

Bien des mineures (à vrai dire hélas la majorité de celles qui font ce vaccin antiHPV) croient dur comme fer qu'elles n'ont pas le choix: pas le choix de dire NON si leurs parents disent oui, pas le choix de refuser si le médecin a vivement insisté, pas la force de résister si la pression du groupe d'amies a été trop forte...Il est capital de rappeler ici que CE VACCIN "ANTI CANCER DU COL" N'EST NULLEMENT OBLIGATOIRE. La confusion entre vaccins obligatoires et "vivement recommandés" est savamment entretenue depuis belles lurettes par les laboratoires parce que leurs profits en dépendent. Et en cela, ils sont évidemment bien aidés par les instances officielles , les agences de santé nationales et internationales.

Les avis officiels viennent donc donner une allure et une apparence de sérieux que RIEN ne vient étayer mais bien des parents, à force de propagande (spots radios, spots télés, spots au ciné, pressions médicales, des amis, etc) en arrivent à penser qu'après tout, cette vaccination est indispensable, que c'est un progrès et que c'est même une chance qu'avec le remboursement quasi total de la somme très rondelette du vaccin, leur(s) fille(s) puisse(nt) en profiter.

Les parents dont les jeunes filles reçoivent ce vaccin sans trop réchigner ignorent cependant que, bien souvent, leur adolescente n'agit que par soumission consentie tout simplement parce qu'à cet âge, il n'est pas rare que certains secrets ou certains tabous l'emportent sur le souci de choisir rationnellement. Ainsi comme j'ai pu m'en rendre compte à maintes reprises, un des soucis majeurs des adolescentes concernées par cette vaccination est de maintenir leur mère dans la croyance qu'elles n'auraient pas encore eu de rapports sexuels. C'est une idée qui les panique et les met très mal à l'aise. C'est ainsi que, ce vaccin étant en priorité destiné aux jeunes filles vierges, les adolescentes en déduisent bien souvent A TORT que, si elles refusent ce vaccin leur mère pourrait supposer que c'est parce qu'elles ne sont plus vierges. Croire cela, c'est oublier que, par souci de rentabilité et de profit, les fabricants ont fait des pieds et des mains pour élargir les indications officielles de ce vaccin à toutes les jeunes femmes ayant déjà eu leurs premiers rapports sexuels en-déans l'année. Ainsi donc les jeunes filles qui refuseraient ce vaccin n'ont pas de raison de penser que leur refus pourrait être attribué à leur statut de vierge ou non, ce vaccin n'étant pas fait qu'aux jeunes filles vierges.

Croire cela, c'est aussi et surtout oublier quels sont les droits du mineur en terme de consentement médical! Car MÊME LES MINEURES D'AGE PEUVENT REFUSER CE VACCIN SUR BASE DE LEUR SEULE DECISION QUAND BIEN MÊME NI LEURS PARENTS NI LEUR MEDECIN N'APPROUVERAIENT CETTE DECISION. En France, c'est l'article L1111-4 du Code de Santé publique qui stipule que: "[...]Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. [...] Le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision". Ceci signifie donc que dès que le mineur est dit "doué de discernement" c'est à dire la très vaste majorité des jeunes concernées par le dit vaccin, c'est lui et lui seul qui décide. Cela signifie aussi que si une mineure a déjà commencé cette vaccination sans savoir qu'elle avait le droit de s'y opposer intialement, elle garde son droit plein et entier d'arrêter en cours de route et de refuser l'injection ou les deux injections restantes. Son droit d'accepter ou de refuser initialement de même que celui d'interrompre à tout moment ne diffère donc nullement de celui qu'aurait une jeune fille majeure. Il est aussi utile de rappeler qu'un refus ne nécessite nullement de la part de la jeune fille qu'elle doive se justifier auprès de ses parents ou de son médecin. Un non clair et ferme est juridiquement valable et, nul n'étant censé ignorer la loi, les jeunes filles soucieuses de préserver leur santé des poisons vaccinaux ne doivent jamais hésiter à rappeler les dites dispositions à leurs parents ainsi qu'aux médecins trop empressés de les vacciner!!   En Belgique, le consentement du mineur est également requis.
Dans leur ouvrage de droit médical, les juristes belges Yves-Henri Leleu et Gilles Génicot exposent cette notion de "capacité naturelle" du mineur de décider des atteintes qu'il tolère quant à son corps nonobstant son incapacité juridique. Le respect à leur intégrité physique est donc légitimement aussi de mise pour eux. En p.88, on peut ainsi lire: "il semble permis de considérer que le mineur qui a acquis une capacité de discernement peut donner son consentement seul." Ils précisent également que dans les faits se ressent de plus en plus d'ailleurs l'importance de faire un distingo entre majorité civile et majorité médicale, rappelant ainsi qu'aux Pays-Bas, au Québec et au Royaume-Uni des dispositions en ce sont ont déjà été adoptées avec une majorité médicale fixée à 14 ou 16 ans. Plus haut dans leur ouvrage, ils insistent cependant à raison sur le fait que l'âge seul n'est pas indicatif du degré de maturité ce qui n'est là qu'un constat de pur bon sens et qui me fait dire que même les jeunes filles de 12 ans devraient dans leur immense majorité pouvoir décider seules pour autant qu'elles aient des explications claires et honnêtes sur le sujet ... Pour les mineures non douées de discernement, il est cependant bon de rappeler qu'en Belgique, depuis 1995, les décisions relatives aux actes médicaux (dont ce type d'acte fait partie)se fondent sur l'exercice de l'autorité parentale conjointe ce qui signifie que si un des parents s'oppose de façon claire tan vis-à-vis du médecin traitant que vis-àvis de l'autre parent (que les parents soient encore ensemble ou séparés), cela suffit à éviter cette vaccination hasardeuse comme toutes les vaccinations non obligatoires d'ailleurs.


Les droits du mineur au secret médical sont aussi importants à rappeler dans cette affaire parce que, bien des jeunes femmes préfèrent laisser le généraliste, le pédiatre ou le gynécologue de maman vacciner plutôt que de consulter pour un premier frottis. Il faut dire qu'une majorité de médecins vaccinent en ne se basant que sur l'âge des jeunes qu'ils ont devant eux, les autres se contentant des réponses des jeunes sur leur virginité en sachant très bien qu'elles peuvent ne pas être honnêtes de peur que maman n'écoute ou que le médecin transmette l'info à cette dernière! Ces jeunes doivent donc savoir que ce type d'information est soumise au secret médical et qu'elles peuvent fort bien demander à leur maman de ne pas entrer avec elles dans le cabinet, se sentant "trop grandes" pour être encore accompagnées. Cette initimité est d'autant plus salutaire que bien des jeunes filles qui ne sont plus vierges depuis des années n'ont toujours pas eu de premier frottis (alors que celui-ci doit être effectué idéalement dans le mois qui suit le tout premier rapport sexuel), pensant que le seul moyen d'en avoir un serait de prendre RDV avec le gynéco de leur maman. Ces jeunes filles doivent savoir, c'est important, qu'elles peuvent subir ce type de test gratuitement ou à très faible coût et en toute discrétion dans un centre de planning familial. Il ne faut ainsi pas oublier que la prescription de la pilule du lendemain ou l'IVG dans certains pays peut parfaitement se faire sur base de la seule décision du mineure sans que ses parents ne soient jamais au courant de cela. Une certaine initimité est donc possible et c'est tant mieux! Il serait en effet fort dommage que le frottis de dépistage qui, à lui seul, a permis une réduction de 80% de la mortalité par ce type de cancer, ne bénéficie pas aux jeunes filles qui se conteraient d'un  vaccin dont elles ne soupçonnent même pas la quasi inutilité.

En conclusion, les jeunes filles ont tout intérêt à connaître leurs droits, seule façon de pouvoir poser un choix dans la sérénité, sans donner prise aux pressions et intimidations inapproriées. Bien sûr, il y aura toujours l'éventualité que leur médecin les prenne de haut, que leurs parents insistent encore et encore ou que leurs amies les taxes d'être "antiprogrès" mais, en fin de compte, il y a surtout LEUR intégrité physique, LEUR santé, LEUR avenir, LEUR vie. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs et si, en cas de décès post-vaccinal, elles ne seront plus là pour pleurer quoi que ce soit, en cas d'atteinte chronique (paralysie, maladie auto-immune pouvant survenir des années après la vaccination,..) elles seront seules face au déni du corps médical et des laboratoires, sans aucune aide à attendre de la part de l'état complice. La colère sera alors telle que jamais la "bonne intention" des parents ou le souvenir que c'était "officiellement recommandé" ne suffiront l'appaiser. Le découragement sera alors de plus ne plus fréquent et les regrets eux, éternels. Ah, si seulement j'avais su.....



Sources:

http://sos-net.eu.org/medical/dpom.htm

"Le Droit médical; aspects juridiques de la relation médecin-patient", Yves-Henri Leleu & Gilles Génicot, éd. De Boeck Université.

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/07/08/cancer-de-l-uterus-le-frottis-plus-efficace-que-le-vaccin_1067639_3244.html

http://www.kkrasnowwaterman.com/blog/tabid/2962/bid/1691/HPV-Vaccine-fainting-seizures-and-other-side-effects.aspx






  

Par Selenia++
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